kipzyjupjup

อยากรู้ว่าตัวเองเป็นไงมาที่นี้ได้เลย*****_******

Monday, January 22, 2007

Une courte existence en des temps périlleuxDuc

gravureXVI ème S
était âgé d'une quarantaine d'année quand le duc d'Albe entra dans bruxelles. Il était marié et avait un fils.Assurément, son nom n'était pas aussi connu en Europe que celui de Michel-Ange, décédé peu auparavant, ou celui de Titien, portraitiste favori des princes. Pourtant, beaucoup de personnes avaient entendu parler de lui et ses oeuvres avaient acquis une valeur marchande dans la région où il est né : l'inventaire des tableaux déposés en gage par un marchand flamand comprenait ainsi seize pentures de Pieter Bruegel.Bruegel résidait à Bruxelles quand, en août 1567, le duc d'Albe arriva à la tête de ses troupes. Il était envoyé par le roi d'Espagne Philippe II dont l'empire comprenait aussi les provinces des Pays-Bas. Le capitaine général, chargé de convertir les protestants par la force, fit condamner à mort plusieurs milliers de personnes durant les années qui suivirent. Cette dureté exceptionnelle conduisit à la révolte, puis à la guerre. Celle-ci devait durer 80 ans et se terminer par la division des provinces en deux blocs : la (future) Belgique catholique au Sud et les Pays-Bas protestants au Nord. Philippe II d'Espagne était un farouche catholique : "Je préfère sacrifier 100 000 vies humaines que de mettre un terme à la persécution des hérétiques.". Le catholicisme était pour lui une religion d'Etat, les hérétiques représentaient aussi une menace politique. En 1566, les protestants flamands, en particulier les calvinistes, avaient saccagé les images saintes dans les églises catholiques. Armés de lances et de haches, ils avaint arraché les saints de leurs socles et lacéré les tableaux d'autel. Pour eux, l'adoration des images était de l'idolâtrie. Ce qui pour les calvinistes était une lutte pour la vraie foi faisait figure de rébellion aux yeux de Philippe II. Il envoya donc aux Pays-Bas son capitaine général, le duc d'Albe, de Philippe II. Il envoya donc aux Pays-Bas son capitaine général, le duc d'Albe, qui devint tristement célèbre pour sa brutalité. L'année 1567, année de son entrée dans Bruxelles, marqua un tournant décisif dans l'histoire des provinces flamandes. Bruegel a vécu ses événements de très prés. Il n'existe aucun écrit indiquant clairement si le peintre était du côté des catholiques ou des protestants. Même ses tableaux laissent la question en suspens. Il faut donc chercher. Cette même année où l'on saccagea les images saintes, Bruegel peignit La Prédication de Saint Jean-Baptiste (1566, Salle Orthelius). La bible raconte que le prophète aurait annoncé la venue du Christ sur terre. Bruegel montre Jean-Baptiste prêchant dans un bois. A l'arrière plan, on distingue une rivière, des montagnes et une église. Parmi la foule des spectateurs, on peut voir au premier plan des personnages vêtus d'étoffes à rayures qui les designent comme des orientaux. Pourtant le paysage et les habits des autres personnages indiquent bien que la scène se déroule aux Pays-Bas à l'époque de Bruegel. Transférer les évènements bibliques dans sa propre époque et dans un environnement qui était le sien, n'était pas jadis inhabituel, mais parfois les motifs religieux revêtaient une actualité politique. Tel est le cas ici aussi : les non-catholiques étaient contraints à des réunions religieuses clandestines tant que les autorités leur déniaient le droit d'exercer leur religion. Les anabaptistes, membres d'une secte radicale, en étaient surtout réduits à cette extrémité. Tout comme Jean-Baptiste avait baptisé le Christ à l'âge adulte, ils administraient eux aussi le baptême à des adultes. Leurs rencontres se déroulaient dans la nature. Un contemporain critique écrit sur ces prêches dans les bois :"...on y voyait beaucoup de racaille, des personnes aux moeurs dissolues...et par la suite, pour dire la vérité, bien d'autres gens de nom et de renom, si bien qu'il paraissait impossible à beaucoup que de telles personnes y fussent présentes." Bruegel non plus ne peint pas uniquement la "racaille". Le spectateur barbu, lui ressemble fort. Serait-ce un autoportrait dissimulé? Quoi qu'il en soit, il a rendu un hommage pictural aux assemblées religieuses secrètes.
Les personnages à la démarche dansante sont absents de ce tableau. Bien au contraire, hommes et femmes sont épuisés ; allongés ou assis, ils se restaurent et dorment. Chacun des tableaux de mois est dominé par une couleur ou une combinaison de couleurs, ici le tableau resplendit le jaune du blé mur.
 
kipjupยินดีต้อนรับ